Aux origines

L’initiatrice du projet, Nadine Flammarion

Collectionneuse d’art et entrepreneuse, Nadine Flammarion est à la tête de trois hôtels auxquels elle a insufflé avec grâce le même esprit du bien recevoir dans la délicatesse et la simplicité : l’hôtel Arvor à Paris, pied à terre idéal du bouillonnant quartier Saint-Georges ; les villas à colombages du Saint-Christophe à La Baule, escale idéale pour les amoureux de cette baie exceptionnelle ; et l’hôtel des Galeries à Bruxelles, un bijou dans l’écrin royal des Galeries Saint-Hubert.

Pour chacun de ces lieux, l’hôtelière est attachée à faire vivre à ses hôtes une expérience très «maison de famille», où design et confort s’unissent harmonieusement, où l’on évolue à son rythme dans un cadre raffiné, « arty » et sans sophistication.

Affichant à Paris son goût pour les affiches d’art – celles de Daniel Buren ou de Niki de Saint Phalle – et exposant, à Bruxelles, des lithographies de Sonia Delaunay ou une cabane de Buren, pièce de sa collection, Nadine Flammarion est tombée sous le charme des Galeries Royales Saint-Hubert lorsque son époux Jean-Noël Flammarion y possédait une librairie.

Les architectes d’intérieur, Camille Flammarion et Fleur Delesalle

Camille Flammarion, architecte designer, diplômée de l’Ecole d’Ar- chitecture de Belleville à Paris, passe 5 ans à l’agence d’architecture Jacques Ferrier avant de retourner sur les bancs de l’école, pour préparer un master céramique au Royal College of Art de Londres. « Un détour logique, explique-t-elle, qui m’a appris à travailler un matériau polymorphe et sensuel, avec les toutes dernières technologies ».

Aujourd’hui à son compte, Camille Flammarion travaille à des projets d’intérieur, comme le restaurant Caillebotte à Paris, et fait éditer, avec les ateliers normands Fauvel, sa ligne de mobiliers modulaires en céramique. Elle s’associe pour le projet de l’Hôtel des Galeries à Bruxelles, à son amie Fleur Delesalle, réorganise et réaménage les espaces dans leur moindre détail, dessine une partie du mobilier, dédiant le fil rouge décoratif à la céramique. « Un projet sur-mesure et cohérent, composé à quatre mains qui révèle l’architecture du lieu. Un hôtel où l’on puisse se sentir comme chez soi, et personnel, où le mobilier dessiné doit être pratique, évolutif et fonctionnel. »